Il est 22h, tout va bien.
J'ai les yeux plissés à cause du vent accompagné d'une fine pluie qui fouettent mon visage. La main dans ma poche. Elle tient un calibre. La vengeance m'anime. Je m'approche de ma cible et et appuie sur la gachette jusqu'à vider le chargeur.
Mais laisse moi donc te dire pourquoi j'en suis arrivé là.
Ces derniers temps les expéditions punitives de fachos ont secouées mon quartier. Les mecs visés sont fiers et donc personne ne lache l'affaire.
Jusqu'ici je restais en dehors de cette sale histoire jusqu'à ce qu'un de mes potes d'enfance avec qui j'ai surement passé mes meilleurs moments vient de se faire descendre par un jeune blanc rasé.
Quand du haut de ma fenêtre j'ai vu ce connard presser la détente et mon pote s'allonger mes yeux se sont remplis de haine. Moi pourtant si calme.
Le lendemain je m'équipais, avec de l'argent fais via la drogue, chez l'armurier du quartier, Amine. Il ne me demanda même pas pourquoi je voulais m'armer car il avait vu comme tout le monde le sang se vider de la tête de mon ami. Et sa mère qui tombait de chagrin sur les pavés frais.
Je sais où crèchent tous ces fils de p*tes, un magasin de fringues financé par un parti facho même pas recconnu par l'Etat.
Je sais également qui je viens tuer, son sourir, satisfait d'avoir tué du noir.
Je m'approche donc du magasin, là, déjà quelques mecs me regardent comme un suspect. J'entre, un gros mec me lance "Qu'est ce que tu veux?
-Rien je regarde un peu les pulls."
Je l'apperçoit enfin. Il boit une bière entouré de ses potes.
"Hé connard ! Tiens mange !"
Je vide donc le chargeur sur son corps. Je sors une grenade la lance et tente de soritir mais la cohue m'a fait sortir trop tadr. La grenade explose et moi avec. C'était une mission suicide. Je le savais. Mais la haine remplace parfois toute cohérence dans le coeur d'un homme.
Inspiré de faits-divers de mon quartier.
